La tortue luth, Dermochelys coriacea, est la plus grande des tortues marines : 1,70 à 2 mètres pour 300 à 400 kilos, les plus fortes approchant la tonne. Elle n’a ni carapace ni écailles, mais une dossière formée d’une épaisse couche de graisse et de petites formations osseuses, le tout recouvert d’une peau fine qui a l’aspect du cuir. Son régime adulte se compose presque exclusivement de méduses.
Sur les plages de Cayenne et de Rémire-Montjoly, la saison de ponte court d’avril à août ; à Awala-Yalimapo, à l’ouest, elle commence dès mars. Une femelle revient tous les deux ou trois ans et dépose, au cours d’une même saison, deux à quatre nids espacés d’une dizaine de jours, de 90 à 120 œufs chacun. Les émergences sortent du sable environ deux mois après la ponte.
L’espèce figure comme « vulnérable » sur la liste rouge de l’UICN depuis 2013 et se rencontre jusque dans les eaux subpolaires. En Guyane, elle est intégralement protégée par l’arrêté ministériel du 14 octobre 2005, qui interdit la destruction des nids comme la perturbation intentionnelle des animaux. L’observation suit quelques règles simples : se tenir en arrière de l’animal, hors de son champ de vision, sans flash ni éclairage vif.