Le 12 janvier 1616, une expédition portugaise commandée par Francisco Caldeira Castelo Branco jette l’ancre dans la baie de Guajará et élève le Forte do Presépio, verrou destiné à fermer l’estuaire de l’Amazone aux Anglais et aux Néerlandais. La ville qui en naît, capitale du Grão-Pará, ne sera rattachée au Brésil qu’en 1775. Elle compte aujourd’hui près de 1,4 million d’habitants sur 1 059 km², à une centaine de kilomètres de l’Atlantique.
L’exploitation du latex d’hévéa fait la fortune de la ville entre 1870 et 1910. Le Theatro da Paz, inauguré le 15 février 1878, les avenues plantées de manguiers et les entrepôts du port datent de ce cycle du caoutchouc, bâti sur l’endettement forcé des seringueiros et sur la migration de dizaines de milliers de journaliers du Nordeste. Sur le quai, le marché Ver-o-Peso, poste de pesée fiscale dès 1625 et halle de fer montée en 1901, occupe 25 000 m².
Le deuxième dimanche d’octobre, le Círio de Nazaré conduit l’image de Notre-Dame de Nazareth de la cathédrale au sanctuaire. Cette procession, attestée depuis 1793 et inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco en 2013, réunit environ deux millions de personnes. Le climat est équatorial, avec des averses quotidiennes en fin d’après-midi. Du 10 au 22 novembre 2025, Belém a accueilli la COP30, première conférence climat tenue en Amazonie.