Duarte Coelho, donataire de la capitainerie de Pernambouc, fonde Olinda en 1535 sur les collines qui dominent l’Atlantique, le port étant installé sur l’isthme voisin de Recife. Dès la fin du XVIe siècle, la ville devient l’un des principaux centres de l’industrie de la canne à sucre, pilier de l’économie brésilienne pendant près de deux siècles. Cette richesse repose sur les engenhos et sur la déportation d’Africains réduits en esclavage.
Prise par la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales en 1630, Olinda est pillée puis incendiée en 1631 ; les occupants lui préfèrent Recife, dont ils font leur capitale. Reconstruite par les Portugais, la ville conserve un tissu urbain daté pour l’essentiel du XVIIIe siècle : une vingtaine d’églises baroques, des couvents, de petites chapelles appelées passos. Le centre historique, 190,9 hectares, est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en 1982.
Le carnaval se tient dans les rues en pente du centre, sans tribunes ni défilé payant, au son du frevo et des maracatus hérités des confréries afro-brésiliennes. Les bonecos gigantes, poupées de plusieurs mètres portées à bras d’homme, apparaissent en 1932 avec l’Homem da Meia-Noite. La commune compte environ 393 000 habitants sur 41,7 km², l’une des densités les plus fortes du Brésil, et le relief des collines fragilise les fondations anciennes.