Cacao est un hameau de la commune de Roura, sur la rivière Comté, à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest du bourg. Le site a d’abord porté une plantation, l’habitation Sainte-Marie des cacaos, avant que l’administration pénitentiaire ne s’y installe : ouvert en 1854 sur une habitation voisine rachetée, le bagne de Saint-Augustin fut abandonné dès 1859, après de multiples épidémies de fièvre jaune.
En septembre 1977, l’État met le terrain à la disposition d’agriculteurs hmong originaires du Laos et réfugiés en Thaïlande : environ cinq cents personnes, acheminées en camions militaires bâchés. Les 1 350 hectares sont concédés par bail emphytéotique de quatre-vingt-dix-neuf ans à une coopérative. En moins de six mois sortent de terre une centaine de maisons de bois sur pilotis, une école, une infirmerie et une église.
Cacao est devenu le premier fournisseur de produits maraîchers de la Guyane, et son marché du dimanche mêle légumes, broderies et tissages hmong. La route qui y conduit, bitumée depuis quelques années, a remplacé une piste de latérite difficilement praticable en saison des pluies ; elle se raccorde à la RN 2, dont le PK 59, sur la crique Blanche, dessert le Blues Road Carbet et ses cinq carbets.