Saint-Georges se tient sur la rive gauche de l’Oyapock, à 189 kilomètres de Cayenne par la route et à 60 kilomètres de l’embouchure du fleuve. Sur l’autre berge lui fait face la ville brésilienne d’Oiapoque, dans l’État d’Amapá. Jusqu’à l’ouverture de la route nationale 2, en 2003, le bourg n’était accessible que par avion. La commune comptait 4 710 habitants en 2022 et est devenue sous-préfecture en décembre de la même année.
Le village doit son origine à un bagne créé au XIXe siècle, entièrement bâti en bois, dont il ne subsiste aucune trace. L’église fait exception : elle est le seul témoignage visible du travail des forçats. Son vocable vient d’une pièce de monnaie hollandaise à l’effigie de saint Georges, mise au jour lors du creusement des fondations. Le bourg, jusque-là nommé Oyapoc, a pris ensuite le nom de son église.
Le principe d’un pont entre les deux rives a été arrêté en 1997 par Jacques Chirac et Fernando Henrique Cardoso. L’ouvrage, achevé en 2011, n’a été inauguré qu’en mars 2017 : un pont à haubans de 378 mètres, deux pylônes de 83 mètres, deux voies de 3,50 mètres, quinze mètres de tirant d’air. Côté brésilien, la route vers Macapá, à quelque 580 kilomètres, reste en partie non goudronnée.