Les plages de Rémire-Montjoly, dont celle des Salines, bordent une zone humide de près de deux kilomètres où alternent lagunes, marais à végétation herbacée et mangrove. Trois espèces y viennent pondre : la tortue luth, la tortue olivâtre et la tortue verte. Les premiers suivis, menés dès les années 1970, ont établi que la Guyane abrite certains des sites de ponte les plus importants au monde.
Entre 2015 et 2018, les plages de Cayenne ont enregistré en moyenne 2 500 pontes de luth par an, contre moins de 500 à Awala-Yalimapo, où la tortue verte domine avec 1 500 pontes. L’olivâtre, avec 3 500 pontes du côté de Cayenne, forme chaque année sur Montjoly des arribadas : des sorties simultanées de plusieurs centaines de femelles sur la même plage, la même nuit.
Un plan de restauration a été lancé en 2007, puis le Plan national d’actions 2014-2023, validé à l’unanimité par le Conseil national de la protection de la nature le 16 septembre 2014. Il compte 96 fiches actions : réduction des menaces, connaissance, coopération transfrontalière, éducation à l’environnement. L’association Kwata suit les plages de l’île de Cayenne et, depuis 2015, celles de la réserve naturelle de l’Amana.