Le camp naît en 1998 d’un projet privé : Lionel Collado, passionné d’escalade, construit un carbet familial à dix mètres du sol, dans les arbres. Le bouche-à-oreille amène des visiteurs, une association est créée pour encadrer les venues, et le lieu accueille d’abord surtout des scientifiques et des documentaristes. L’adhésion à la Compagnie des guides de Guyane date de 2001, la société d’exploitation de 2003.
Le camp, sur le fleuve Kourou, ne se rejoint que par l’eau. Le rendez-vous a lieu au dégrad Saramaka, au PK 21 de la route du même nom, et la remontée en pirogue demande environ deux heures, davantage en saison sèche, où il arrive que les passagers doivent descendre de l’embarcation. Les téléphones ne captent plus à partir du sentier de la Montagne des Singes, au PK 14.
On y dort en hamac, dans des carbets arboricoles perchés à dix mètres. Trois plateformes d’observation sont installées à 15, 36 et 42 mètres, complétées par des tyroliennes et des descentes en rappel ; la grimpe est ouverte à partir de cinq ans. Des financements européens (FEDER) et de la collectivité territoriale ont permis de rendre le rez-de-chaussée accessible aux personnes à mobilité réduite.